Poème être poète

ÊTRE POÈTE 

(Poème monorime)

Il est nécessaire de le dire en vérité
Devenir poète est loin d’être aisé.
Pour bien écrire il faut comme qualité
Beaucoup de passion, de cœur à volonté !

Il est recommandé de commencer 
D’écrire dès les plus jeunes années 
Lire centaines de livre pour voyager
De monde connu à continent inexploré.

L’art d’écrire est un don à travailler
Qu’il faut exploiter sans se renier ni s’arrêter 
Surtout ne pas guetter la mort à s’épuiser
Mourir jeune comme Mozart est déconseiller !

Il va de soi que l’imagination en est la clé 
L’esprit l’architecte et la Muse enjoué 
Vous soufflent à l’oreille mots enchantés
Pour cimenter l’armature d’un livre achevé !

Écrire dans l’espoir d’être un jour publié 
Chez un petit ou moyen éditeur concerné
Vous risquez à vos dépends je le sais
D’être for désappointé au plus haut degré .

Le livre sans diffuseur ni publicité 
Se vends très mal dans toute sa finalité 
On vous a trompé vous êtes blessé 
Votre éditeur vous a sans doute arnaqué.

Loin des critiques élogieuses  tant espérées
Par une presse média de bonne santé 
Elle vous ignore sauf si vous la sollicitez 
Hélas ! Elle préfère intellectuels de sommité !

Même si les Grands de ce monde d’actualité 
Sont liés entre eux par des liens d’amitié 
Et véhiculent l’unique pensée de véracité 
Ils peuvent souvent malgré eux se tromper.

Être poète talentueux pour la difficile minorité 
Qui exerce cette profession de foi est un jeu de dés
Qui précipite l’artiste vers un gouffre financier 
Mis à part l’écrivain d’élite qui passe à la télé.

Il n’est pas sérieux de tout miser sur ce métier
Semblable à une partie de poker très risquée.
Un deuxième travail est d’une grande nécessité 
Pour les artistes doués mais infortunés !

Il vaut mieux travailler en bonne santé 
Exercer un métier ô combien mieux payé 
Plutôt que de nourrir sans cesse fatigué 
La plume maîtresse au panier percé !

De leur vivant les poètes n’ont jamais été 
D’actualité à part Hugo le défenseur des libertés 
Du Peuple, de l’égalité et de tous les opprimées; 
Notre monde cruel empêche la poésie d’exister !

Ces doux rêveurs invisibles souvent fauchés 
N’ont pas le monopole de l’immédiateté.
Seront-ils mis à l’honneur dans un futur éloigné ?
C’est le rêve d’un poète, un souhait inespéré !

Il fut un temps où Ferrat et Aragon célébraient
Chantaient émerveillaient la gloire du poète oublié 
Son pouvoir de clairvoyance et de lucidité ;
Une gloire de ce jour injustement flouée !

Des chanteurs romantiques et enflammés 
Font aujourd’hui une prodigieuse chevauchée
Dans les concerts les pleines nuits d’étés :
Vianney plus lointain Cabrel à son apogée !

Ferré, Brassens, Dassin furent magnifiés
Par leurs refrains sublimes  ô combien idéalisés
Au sein de la mémoire collective pour l’éternité
Là où le cœur des hommes peut les retrouver !
 
La chanson est cette rivière de l’émotion partagée
Par tous les êtres sensibles de l’Humanité.
Elle attise dynamise cœurs et corps embrasés
Au delà de tout ce que l’on peut imaginer !

Je vous livre pour finir ces quelques mots exaltés :
Nous sommes les poètes les oubliés de la société 
Les mystérieux, les révoltés, les fous, les isolés,
Les manque à gagner en mal de célébrité !

Sommes nous emplis d’orgueil ou de lâcheté ?
Mariés à la Muse ne nous empêche pas d’aimer
Mais notre étincelle de génie doit s’exprimer
Sinon nous ne sommes qu’ombre et obscurité !

Nous sommes les artistes de l’enfance redoutée
Baignés par des chants intérieur émerveillés 
Nous voilà critiqués par des gens désenchantés 
Qui n’ont que leurs yeux consternés pour pleurer !

Nous ne sommes point courtisés ni flattés 
Par de nombreuses demoiselles toutes transportées
De plaisir d’admirer leurs chanteurs glorifiés 
Aux portraits solaires, ténébreux, allumés !

Nos vies sont parfumées de rêves étoilés 
Marquées d’une étrange lumière d’obscurité 
Et nos cœurs Phenix déploient nos ailes colorées
À travers un monde ô combien désenchanté !

Il faut que je termine ce poème non dicté :
Le poète solitaire à son portefeuille troué 
Maître des mots, il recherche sa Destinée
Un peu d’amour dans un monde d’absurdité !


….
poème de 23 strophes  titre du livre : le cri du poète suivi de Au feu  !
Éditeur Edilivre